Le métier de traducteur

tradPrécédemment je vous ai parlé du métier d’écrivain public et de lecteur-correcteur. Je continue aujourd’hui mon tour des métiers en rapport avec la littérature en vous en présentant un merveilleux qui permet de faire le tour du monde à travers les livres sans quitter sa langue maternelle. On va parler de traduction ! Bénédicte a bien voulu partager avec moi son quotidien de traductrice. Ce nom vous dit quelque chose ? Elle est aussi lectrice-correctrice et toujours dirigeante de l’entreprise TSL Langues. À la fin de cet article, vous pourrez trouver un lien vers son témoignage complet racontant son métier passionnant !

Le métier de traduction doit faire rêver bien des littéraires amateurs de langues étrangères. Si vous voulez tenter votre chance, c’est muni d’une licence qui déterminera par la suite votre domaine spécialisé de traduction que vous passerez un concours d’entrée à une école d’interprètes et de traducteurs. Après deux années d’études semées d’embûches (pression, admission ou recalage en 2 ème année, examens terminaux requérant des notes élevées – 16/20 – ), vous en ressortirez avec un diplôme vous ouvrant les portes d’une carrière dans le domaine de votre choix, voire au Parlement Européen et autres organisations internationales de prestige ! Cependant, il existe des traducteurs non diplômés tout aussi compétents. Seule la satisfaction de vos clients pourra vous dire si vous avez un avenir dans cette branche ou non…

Du coup, on peut s’interroger sur l’utilité d’un diplôme, car présenté ainsi il semble que n’importe qui un peu doué en langues peut très bien s’en sortir pour traduire n’importe quel texte. Eh bien non ! Ce métier est bien plus complexe qu’il n’en a l’air. Être capable de lire un livre dans sa langue originale ne suffit pas à vous donner les clés pour faire de vous un futur traducteur.

J’ai choisi cette voie par passion, l’amour des langues joue un rôle évidemment. Je les aime toutes, y compris celles que je ne parle pas mais dont j’apprécie les sonorités.

Première règle à connaître : un traducteur ne traduit que vers sa langue maternelle. Il ne suffit pas de maîtriser les codes culturels d’une langue pour être capable de faire une bonne traduction. Il faut connaître le mot juste, il faut s’être construit dans cette langue toute sa vie pour en sentir les nuances, pourquoi tel mot convient contrairement à tel autre. Parfois on ne peut pas expliquer pourquoi on utilise tel mot ou telle expression, c’est ainsi et cela ne peut pas être autrement.

Le rendu ne sera jamais aussi fluide et naturel qu’écrit par un natif de la langue.

Seconde règle : le traducteur doit se spécialiser dans un domaine. Un bon traducteur doit maîtriser son sujet pour le comprendre dans son contexte, d’où l’obligation d’une licence qui atteste du niveau de connaissances. Bien entendu, on n’attend pas d’un traducteur qu’il connaisse entièrement le sujet. De ce fait, d’importantes recherches sont nécessaires pour qu’il assimile le contenu du texte et en rapporte le plus justement les idées de l’auteur.

Pour l’anecdote, il m’est arrivé de passer presque une journée entière à chercher l’équivalence d’un terme italien qui s’est avéré faire partie d’un ancien dialecte parlé dans la région de Venise (les joies de faire de la traduction en Histoire, avec ces citations en vieil italien)

Être traducteur, c’est maîtriser les règles grammaticales et orthographiques à la perfection, mais c’est aussi savoir respecter le style de l’auteur. Si le traducteur juge le style mauvais, il n’a rien dire à ce sujet car l’objectif est de le reproduire le plus fidèlement possible. Parfois cependant, cela suppose des adaptations. Par exemple, dans la saga Harry Potter, de nombreux mots ont été inventés. François Ménard a donc dû lui-même inventer des mots tout en essayant de reprendre les idées de J.K. Rowling. Ainsi « muggle » est devenu « moldu », inspiré de l’expression mou du bulbe. Il a aussi choisi de traduire certains noms propres tels que Severus Snape qui devient Severus Rogue. Ce changement de nom permet au jeune lecteur de prononcer à la fois plus facilement le nom du personnage et d’être plus apte à le comprendre.

Le travail du traducteur est donc bien plus complexe qu’il ne semble au premier abord. Ce dernier doit savoir être un vrai caméléon de l’écriture et modifier son style pour être le plus respectueux de l’écrit de l’auteur. Contrairement au lecteur-correcteur, le traducteur n’a aucun regard sur le fond et la forme du texte, sauf dans le but de présenter un rendu naturel dans le texte d’arrivée. Son travail est de traduire de la manière la plus juste le texte.

Il est important que je prenne en charge le discours pour le rendre correctement dans la langue d’arrivée, aussi bien au niveau du vocabulaire que dans la « façon de dire » du pays, mais également que je reste neutre et que je ne sois pas tentée de réécrire le texte comme j’aurais voulu l’écrire, moi.

Pour aller plus loin je vous propose de découvrir le témoignage complet de Bénédicte dans cet article. Elle y parle de son métier de traductrice et de lectrice-correctrice. Si vous voulez faire appel à ses services, vous pouvez vous rendre sur le site de son entreprise. Si vous avez des questions n’hésitez pas à les poster en commentaires, je les transmettrai !

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