Le Bossu de Notre-Dame, du roman au film

De nombreux dessins animés Disney sont librement inspirés d’œuvres littéraires, le plus souvent — quasiment tous les films de princesses — ils sont inspirés de conte de fées. On va avoir ainsi Blanche-Neige, la Belle au Bois dormant ou plus moderne avec Raiponce ou encore la Reine des Neiges. Néanmoins, il existe une exception avec Le Bossu de Notre-Dame qui est inspiré du roman de Notre-Dame de Paris. (Le Roi Lion est librement inspiré d’Hamlet de Shakespeare, mais faut vraiment le savoir. Donc ça compte pas pour moi.) Alors oui, il est évident que l’on ne trouve pas de gargouilles vivantes dans le roman, une belle histoire d’amour, de l’amitié et une révolte de la population contre une figure gouvernementale qui abuse de son pouvoir. Néanmoins, les studios Disney ont réussi à respecter l’œuvre bien plus qu’on peut le penser. Cela se fait à travers de nombreuses scènes qui ne durent que quelques secondes, mais qui sont en réalité bel et bien présentes dans le roman.

quasimodo

Ainsi, on va bien avoir dans le roman la même scène de rencontre entre Esméralda et Phœbus, il va avoir le concours de grimace à la fête des fous, Quasimodo est réellement attaché à la roue et sauvé par Esméralda dans le roman. Bon dans le roman elle se contente de lui donner de l’eau, mais je parle plus en détail du personnage d’Esméralda dans l’article portrait fictif. Même la scène de pendaison ou encore la mort de Frollo sont similaires au roman.

En fait, le film Disney a plutôt respecté l’intrigue du roman, mais a modifié complètement les personnages. Et c’est cette modification de personnages, qui a entraîné les véritables différences avec le roman. Il va avoir tout d’abord pas mal de personnages qui disparaissent : Fleur de Lys, la fiancée de Phœbus, Jehan le jeune frère de Frollo ou encore la mère d’Esméralda. Cela peut sembler anodin de les faire disparaître, on peut se dire que cela permet juste d’alléger l’intrigue et de ne pas rendre le scénario trop complexe. En réalité, la disparition de ces personnages change tout.

Sans sa fiancée, Phœbus n’est plus ce coureur de jupons qui trompe sans vergogne sa fiancée et qui fait tout pour avoir des relations sexuelles avec Esméralda qui est toute jeune fille, même une adolescente dans le roman. Disney a réussi de faire de lui un personnage plus que sympathique, loyal, fidèle et fort. Je m’avancerai même à dire qu’il correspond à l’image que se fait Esméralda de Phœbus dans le roman. Cette toute jeune fille voit en ce chevalier, un homme fort, un héros, un être brave et courageux. Et c’est ce qu’il est effectivement dans le Disney. Dans le roman il est loin d’être tout cela. Quant à Frollo, sans son frère, il n’a aucune raison d’être sympathique. Dans le roman, Frollo s’adonne à ses études, il ne vit que pour cela et par la suite il ne vit que pour ses recherches. C’est un savant et un scientifique avant tout et il est bien trop intelligent pour mettre à feu et à sang Paris. Il y a chez lui tout de même un aspect très généreux qui apparaît quand il voit son frère, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il fait le choix d’adopter Quasimodo, c’est dans le but de sauver l’âme de son frère. Frollo est prêt à tout pour son jeune frère et agit très souvent comme un père avec lui, n’arrivant pas à se résoudre à le laisser sans le sou tout en sachant très bien qu’il va l’utiliser pour aller voir les prostitués et non pour ses études.

Les personnages dans Le Bossu de Notre-Dame sont nettement moins nuancés que dans le roman. C’est quelque chose que je comprends tout à fait, même si je regrette que l’on ait fait de Frollo ce monstre infâme. Dans le roman c’est un sale type, tout comme dans le Disney il propose à Esméralda soit d’être avec lui, soit de mourir. Enfin dans le roman c’est plutôt d’être son esclave. Donc bon, c’est quand même un méga enfoiré. Néanmoins, jamais le Frollo du roman n’aurait mis à feu et à sang tout Paris. Ni même donner à Quasimodo un nom humiliant ! Quasimodo se nomme ainsi tout simplement parce que Frollo l’a adopté le jour de la Quasimodo, qui est le dimanche suivant Pâques. Le film Disney respecte par contre le roman dans les petits détails, avec Djali la chèvre, Quasimodo qui est fils de bohémiens ou encore le talisman qu’Esméralda porte autour de son cou. Bon dans le roman, ce n’est pas une carte et elle ne l’aurait donné certainement pas donné à Quasimodo. Néanmoins, il y a ce talisman.

En faisant la comparaison entre le roman et le film Disney, j’ai été frappée par la ressemblance entre les deux œuvres. Les studios se sont vraiment attardés que des détails qui sont évoqués qu’à quelques phrases, ils ont réussir à retranscrire les scènes importantes, en respectant leur ordre, tout en créant une intrigue cohérente et passionnante. En plus de ça, le film propose de nombreux messages très cool : accepter la différence, le traitement des minorités ou encore de l’importance de se rebeller contre l’autorité quand elle abuse de son pouvoir. Pour tout cela, je trouve vraiment que ce film est l’un des meilleurs Disney au monde et qu’il est un superbe hommage au roman.

Lire les autres articles du dossier littéraire

– Notre-Dame de Paris, la chronique
– Notre Dame de Paris, la comédie musicale
– Portrait fictif : Esméralda

14 réflexions sur “Le Bossu de Notre-Dame, du roman au film

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