Les mille et une nuits, entre fascination et enchevêtrement culturel

Si cela fait des années que tu lis, tu as probablement la tête remplie d’histoires, mais est-ce que tu arriverais pour autant à raconter pendant mille et une nuits un récit différent ? Je t’emmène avec moi dans une œuvre littéraire majeure qui a fait pendant des décennies — et aujourd’hui — fait fantasmer l’occident sur les mystères de l’orient. Les milles et une nuits c’est le récit du sultan de Bagdad qui furieux que sa femme le trompe, décida de l’exécuter. Sauf qu’il ne se contenta pas de ça, il épousa chaque jour une nouvelle femme pour mieux l’exécuter le lendemain.

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Ce charmant monsieur rejoint donc le club de ceux à qui ont devrait interdire d’épouser une femme qui est composée notamment de Barbe-Bleu et Henry VIII. Le grand Vizir, soucieux de faire arrêter le massacre, propose ses deux filles dans l’espoir d’arranger les choses. C’est l’aînée, Shéhérazade, qui va accepter de l’épouser. Les deux sœurs vont établir un stratagème pour détourner l’attention du sultan. Chaque nuit, Dinarzade, sa petite sœur lui demande de lui conter une histoire. Shéhérazade raconte alors la fin du récit qui avait débuté la nuit précédente et en commence un nouveau. Jamais elle ne s’adresse au sultan directement, mais auditeur indirect, il va repousser sans cesse l’exécution curieux de connaître la suite de l’histoire. Jusqu’à ce que se passent mille et une nuits et qu’il lui fasse confiance et décide de ne pas l’exécuter.

Mille et une nuits est une expression arabe qui signifie un grand nombre. Mille et une nuits, mille et un contes sont racontés par Shéhérazade. Le conte utilise le principe de récit enchâssé, tu as un récit dans le récit et parfois même dans le second récit tu as un troisième récit enchâssé ! On peut très rapidement donc oublier le premier récit qui est le cadre de base. Si les contes les plus connus sont Aladin, Ali Baba et les quarante voleurs ou encore Simbad le marin, ces derniers ont été ajoutés assez tardivement. Les premiers contes apparaissent et se répandent sous la dynastie des Sassanides qui règne sur la Perse de 224 à 651. Les contes qui composent le récit se sont ajoutés au fur et à mesure, ils appartenaient à la culture orale et populaire de différents pays. Généralement, on peut à peu près deviner de quel pays il provient selon l’élément merveilleux. Ainsi, les contes avec des génies seront d’origine indienne, le cycle de Bagdad est apparu avec la culture musulmane et les talismans eux nous indiquent des contes d’origine égyptienne. Les Mille et une nuits est donc un grand mélange de différentes cultures !

Ce mélange de culture se traduit aussi par une grande variété de ses contes. Certains contes mettent en avant la ruse et l’intelligence des personnages, d’autres proposent de grandes aventures, d’autres encore des récits d’amour ou même érotique, certains ne seront que des anecdotes et puis il y a ceux qui sont de grandes épopées ! On a un récit multiple pouvant convenir à tous les publics et pourtant, il est snobé par les élites. D’origine populaire, il est avant tout un récit oral.Il y a bien quelques manuscrits, mais ils sont très sobres. Antoine Galland propose la première traduction française de ce conte et entraîne un véritable engouement. Les gens sont fascinés par ce monde lointain et inconnu rempli de merveilles, cela va créer la mode des turqueries. On va avoir de nombreuses traductions de ce récit. Celle de Galland est très pudique par exemple, il en retire presque tout l’érotisme de l’œuvre. Chaque traduction va proposer une autre vision des récits. À cela vont s’ajouter de nombreuses illustrations, les contes étant une source d’inspiration pour les artistes.

Au vingtième siècle, des artistes arabes vont se réapproprier le conte des Milles et une nuits. On est plus sur un Orient mystifié par les artistes occidentaux, mais quelque chose de plus traditionnels avec Ghani Alani par exemple. Aujourd’hui ce conte est connu à travers le monde et fait partie de ces œuvres littéraires majeures que l’on se doit de connaître au moins de nom. Pour la petite anecdote, il est l’un des premiers titres à succès des collections Hachette ! Encore aujourd’hui, ils sont source d’inspirations et ont profondément marqué l’imagination de l’occident sur l’orient.

Il y a très longtemps, j’avais lu la plupart des contes des Milles et une nuits, mais je dois t’avouer que ce ne sont pas les contes où je me suis le plus souvent arrêtée. Je suis donc bien décidée à les lires pour certains et les relire pour d’autres ! Si j’en lisais un par soir, il me faudrait presque trois ans pour lire l’ensemble du récit ! Et toi est-ce que tu les as lus ? Est-ce que tu as un conte préféré ?

7 réflexions sur “Les mille et une nuits, entre fascination et enchevêtrement culturel

  1. lesreliquesdemango dit :

    Bel article 🙂 C’est drôle on vient tout juste de recevoir cette semaine une édition magnifique des Mille et une nuits. Je ne l’ai jamais lu et tu viens de m’apprendre que « Aladdin » et « Ali Baba et les quarante voleurs » sont tirés de cette oeuvre (ce qui me donne encore plus envie de la découvrir!). Je pense que l’orient a toujours été assez fascinant pour nous. Bref, à découvrir 😛

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