Le monde magique d’Harry Potter adapté au cinéma

J’avais écrit cet article bien avant de découvrir que J.K. Rowling était transphobe et j’avais prévu de le publier en juillet. J’ai quand même décidé de le publier, car pour moi l’univers Harry Potter s’est depuis longtemps détaché de son autrice. D’autant plus que cet article parle surtout de comment un univers fictif a été adapté au cinéma.

Si je ne suis pas une grande adepte de l’adaptation cinématographique de la saga Harry Potter, je trouve que le monde magique a été par contre particulièrement bien représenté dans ses décors et ses éléments. Concernant les costumes, je ne trouve pas qu’ils correspondent vraiment à l’univers magique de le saga. Par conséquent, je ne m’y attarderai pas dans cet article. Dans le livre Le grimoire magique de Jody Revenson édité par Huginn et Munnin, on découvre les secrets de coulisses : comment on été pensés les objets, des anecdotes de tournages ou encore des informations sur la création d’objets particuliers. Ce qui m’a surtout fascinée, c’était de quelle manière on a imaginé objets, quelles sont les sources d’inspirations. Si un jour tu as l’occasion de feuilleter ce livre, je te le recommande, il y a un vrai travail de détails que l’on ne peut pas voir à l’écran à moins de faire un arrêt sur image en gros plan. Je suis vraiment contente d’avoir ce livre dans ma bibliothèque et il fait partie de ceux dont je ne compte pas me séparer !

La création des objets a une part très importante dans le scénario, car ces objets font partie de ce qui va définir le personnage ou bien un lieu. Ainsi, le parapluie du professeur McGonnagal à pour poignée un chat cambré. Le balai de Tonk dans le film comporte des bouts de tissus colorés à sa tête, mais dans la première version il devait avoir des rubans accrochés et des décorations dans les brindilles. Cette première version correspond tellement au personnage de Tonk je trouve. Pour Lupin, son balai, sa malle et la plupart de ses objets sont vieux et usés, montrant que c’est un personnage relativement pauvre. Et puis pour Lockhart, J.K. Rowling avait demandé de faire de ses livres des romans de gare. Mina et Lima ont alors eu l’idée de proposer des romans assez fins, de mauvaises qualités, avec un effet faux cuir et très kitsch qui correspond tout à fait au personnage. Chaque objet qui est lié à un personnage en révèle sur sa personnalité et son histoire. Les lieux aussi ont eu le droit à la même attention, ainsi dans au petit déjeuner à Poudlard, les pichets ont des becs verseurs en forme de tête de cochon, ce qui est une référence au nom de l’école ! En anglais, Poudlard c’est Hogwarts, soit « verrue de porc ».

À travers les objets, on fait aussi ressentir une ambiance. Ainsi, dans les premiers films la Gazette du sorcier à des écritures victoriennes, proposant des mises en pages d’articles plutôt originaux, tels qu’un article en forme de cœur ! On a un journal qui reste sérieux, mais qui a un aspect victorien farfelu du monde des sorciers. Peu à peu, cela va être remplacé par des polices plus sérieuses, des titres tellement gros qu’ils prennent toute la première page du journal. On quitte alors l’esthétique gothique et victorienne du monde des sorciers pour aller vers un style s’inspirant de la propagande soviétique après la Seconde Guerre mondiale. On a un changement de ton assez dur qui montre le changement qu’il y a dans le gouvernement et le monde magique.

Enfin les objets nous montrent comment fonctionne le monde magique. Eh oui, faut gérer l’absence d’électricité. Ainsi pour le concert lors du quatrième film, le groupe de musique n’a aucune électricité pour utiliser leurs instruments et ils utilisent de la vapeur ! On a donc un côté très steampunk. Autre source pour les objets tels que des rétroprojecteurs : la magie tout simplement. Si les appareils ressemblent beaucoup à ceux de monde moldu, ils ont tous une touche d’originalité et n’ont pas besoin d’électricité.

Que ce soit pour retranscrire une ambiance, révéler un élément d’intrigue, faire passer un message, les objets sont là et sont remplis de secrets. Les voir en gros plans permet de découvrir de nombreux détails fascinants et qui font la scène sous un œil nouveau. Ainsi la fausse épée de Gyffondor placée dans le coffre des Lestrange à Gringotts a sur sa garde la marque des mangemorts ! Chaque personnage à sa propre écriture, sa propre signature. Le moindre objet a été pensé et créé pour donner un côté vrai au monde magique, et cela même si on n’y fait attention quand on regarde le film.

Je vais conclure cet article sur une anecdote que j’adore.

« Un jour, J.K. Rowling vient sur le plateau pendant le tournage de Harry Potter et les Reliques de la Mort, 1re partie. Le producteur David Heyman lui montre Les Contes de Beedle le Barde. “Elle a regardé en disant qu’il lui fallait absolument un exemplaire, se souvient Lima. On a répondu qu’il n’était pas encore prêt, qu’elle devait attendre qu’on ait fini. Elle a dit d’accord et elle m’a rendu le livre. Puis elle est revenue deux secondes après en disant : ‘Je suis désolée, mais il faut que je le prenne maintenant’. Et elle m’a serré très fort dans ses bras. On était un peu perplexe, mais elle était tellement adorable qu’on ne pouvait pas lui dire non !” p.143.

Quand j’ai lu cette anecdote, j’imagine J.K. Rowling voir ce qu’elle avait dans son esprit prendre forme sous ses yeux, être dans le monde réel. Je crois que j’aurais fait comme elle si cela m’était arrivé, de peur de voir cet objet disparaître haha.

Et toi, qu’est-ce que tu penses de la manière dont le monde magique a été retranscrit à l’écran ?

4 réflexions sur “Le monde magique d’Harry Potter adapté au cinéma

  1. Lénou dit :

    Comme souvent quand on lit le livre et qu’on regarde l’adaptation par la suite, je ne suis pas totalement satisfaite par rapport à ce que j’imaginais ou voulais voir mais c’est vrai que l’univers d’Harry Potter est quand même très bien représenté à l’écran 🤓

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  2. aurelalala dit :

    Perso, Harry Potter reste selon moi une des meilleures adaptations ciné de romans. Même si tout ne pouvait pas être mis dans les films, ça reste bien respecté. J’imagine que JK Rowling y a veillé. Je trouve toujours intéressant de voir des objets sortis de l’imaginaire prendre forme. Et là, ça ferait presque rêver. 😊

    Aimé par 1 personne

  3. L'ourse bibliophile dit :

    Je suis toujours admirative du travail effectué par celles et ceux qui ont travaillé sur l’arrière-plan, sur ces milliers de détails invisibles qui rendent ce monde aussi fascinant à l’écran qu’il l’est sur papier. C’est vraiment un truc incroyable, le soin apporté à des éléments imperceptibles.
    Je n’ai pas lu ce livre, mais je chéris ceux sur les personnages, les créatures et les lieux, et ton article me donne très envie de remédier à l’absence de celui-ci dans ma bibliothèque ! Et ça me donne aussi très envie de retourner aux studios, histoire de les réexaminer de près !

    Aimé par 1 personne

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