Mulan, de la balade chinoise au film Disney

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Bien que j’adore Walt Disney, je suis la première à critiquer sa manière de traiter les personnages féminins. Il faut le reconnaître, les princesses Disney ont bien des qualités, mais pendant très longtemps, Disney proposait l’archétype de la femme. Une jolie princesse, qui pouvait faire preuve de bravoure et ténacité, mais pas trop tout de même et surtout qui vivait dans l’attente d’un prince charmant. Ces dernières années, néanmoins la franchise s’est améliorée sur ce sujet, proposant des personnages féminins plus variés. Sauf qu’à tout cela, il y a une exception : Mulan. Pour une fois, Disney a proposé une version beaucoup plus moderne et féministe de ce personnage que la version d’origine.

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Bilan de lecture de décembre 2018

Je te souhaite tout d’abord une très belle année 2019, remplie de belles lectures et découvertes littéraires ! Ce mois de décembre fut l’occasion de superbes découvertes littéraires et m’a de nouveau rendu fort reconnaissante vis-à-vis du réseau de médiathèque où je me suis inscrite. J’espère que tu auras le temps, car voilà un article à rallonge.

La dernière fugitive de Tracy Chevalier — le roman historique féministe

Tracy Chevalier fait partie de mes autrices préférées et il suffit que je voie un de ces livres pour que je l’achète. Je n’ai même pas besoin de lire le résumé pour savoir qu’il va me plaire. Dans celui-ci, j’ai suivi Honor, une quakeresse qui part aux États-Unis d’Amérique en 1850 pour accompagner sa sœur qui va rejoindre son fiancé. Sauf que sa sœur meurt durant le voyage et son ex-futur-beau-frère se retrouver avec elle dont il ne savait même pas la venue. Ce roman parle de l’esclavagisme, des personnes qui essaient d’en échapper, de la colonisation des États-Unis et de comment cela s’est construit, de la place de la femme dans la société et bien entendu des quakers. J’ai retrouvé tout ce que j’aimais avec cette autrice, une fin en demi-teinte, une héroïne plus forte qu’elle en a l’air et surtout une écriture qui m’a envoyée directement dans le passé.

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La littérature s’empare du net #8

Je te souhaite tout d’abord un très joyeux Noël ! J’espère que tu as été gâté.e. Pour ma part le cadeau qui a fait vibrer mon cœur c’est le tome 2 et 3 de la Trilogie du Tearling. Cadeau qui a été choisi à la dernière minute, car la reine Mère a eu des soucis avec Tibert Édition qui n’a pas été foutu d’envoyer correctement les livres illustrés de Jane Austen. Pour le coup je suis vraiment déçue de cette maison d’édition, ils sont spécialisés dans l’édition de livre par les campagnes ulule et si on ne les relance pas les régulièrement on n’a pas de nouvelles en cas de pépin. Leur service après-vente est franchement bof et moi j’attends toujours mes livres… Du coup, je ne suis pas sûre que je continuerai la collection des Jane Austen illustrées.

Assez de râleries, parlons poésie ! Dans un précédent article, je te proposais de lire de la poésie. J’expliquais notamment le lien entre la poésie et la musique et que cela allait au-delà du fait que les chansons étaient une forme de poésie. Si tu veux le relire, il faut que tu cliques sur ce lien. Au cours de mes divagations internet, j’ai découvert un super article qui proposait une réflexion sur ce qui faisait la poésie d’un texte. Il y a des textes qui n’ont aucun lien avec la poésie et pourtant on reconnaît qu’il y a une poésie dans un texte. Si tu veux en lire plus, je t’invite à aller sur ce lien.

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Le roman de cape et d’épée

Lors d’une discussion avec ma pote Adèle du blog Une place à soi, j’ai présenté Faustine comme étant le roman de cape et d’épée que j’avais tant attendu et que j’étais vraiment heureuse d’avoir découvert. Et si la notion roman de cape et d’épée lui dit quelque chose, Adèle m’a avoué qu’elle ne connaissait pas vraiment le genre et m’a demandé si je pouvais le présenter sur HNB. Adèle, je te dédie donc cet article !

Le lys noir 1

Le roman de cape et d’épée est un genre littéraire qui emprunte à plusieurs traditions littéraires. Il y a en lui du roman historique, du roman d’aventures et du roman feuilleton. C’est un genre populaire, qui a connu un succès important au dix-neuvième siècle qui est l’époque romantique de la littérature. Si tu te souviens de mon article sur les romans historiques, j’avais expliqué que l’époque romantique est cette période où l’on exprime les émotions et une forme de nostalgie. Donc forcément, des aristocrates qui se battent en duel au nom de la noblesse et de grands idéaux chevaleresques, tout en étant bien habillés et cultivés, cela ne pouvait que plaire aux romantiques. Malgré une production prolifique, le genre est moins présent aujourd’hui. Quand on parle de romans de capes et d’épées, on pensera plutôt aux Trois mousquetaires d’Alexandre Dumas ou encore Capitaine Fracasse de Théophile Gauthier. Il existe pourtant des romans contemporains de ce genre, mais ils vont plutôt être classés dans la fantasy. Il la série Les larmes du Cardinal de Pierre Pevel ou celle du Lys noir de François Larzem.

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Bilan de lecture de novembre

Comme je te l’ai annoncé précédemment, je n’ai plus l’intention de faire de chronique sur le blog. Sauf changement d’avis ou exceptionnellement si je tiens à mettre en avant un livre. Néanmoins, j’ai quand même envie de te parler de mes lectures. Donc, je te propose le bilan de mes lectures pour le mois de novembre !

Les Illusions de Sav-Loar de Manon Fargetton – Le livre dont je voulais te parler avant même de l’avoir terminé.

Ce roman… Oh ce roman… Il est merveilleux. On suit l’histoire de plusieurs femmes dans un monde où les magiciennes sont traquées dès l’apparition de leurs pouvoirs. Leur seule chance de survie est de rejoindre la cité de Sav-Loar. L’un de ces personnages, Bleue, va être bien entendu bien loin de cette cité quand ses pouvoirs vont apparaître. Ce roman n’est pas un roman d’apprentissage comme on pourrait le penser. Il se déroule sur une bonne dizaine d’années, n’hésitant pas à faire de nombreux sauts dans le temps. Si j’ai tant aimé ce roman, c’est parce que c’est de la fantasy féministe. Déjà par la multitude de personnages féminins tous différents et vraiment uniques et surtout par le message qu’il propose. En plus il est vraiment bien écrit, il propose plein de réflexions et il n’y a pas un seul passage que je n’ai pas aimé.

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La Couleur du lait

511JUX84TkL._SX210_Date de publication : 28 août 2014
Autrice : Nell Leyshon
Genre : Roman historique
Edition : Phebus
Formats : Broché, poche, e.book
Nombre de pages : 176 pages

J’ai lu ce livre complètement par hasard, je l’avais glissé un jour dans ma liseuse et un matin je l’ouvre par erreur. Il n’a fallu de quelques lignes, pas très bien écrites pourtant et où la ponctuation est plutôt absente pour que j’accroche et que je le dévore en quelques heures. C’est un livre très court qui fait moins de cent pages. Pourtant, je te promets, il se passe énormément de choses et traite de nombreuses thématiques. Je mets un petit avertissement, il y a des scènes de viol, brèves, mais le peu dont on sait suffit à imaginer ce qui se passe.

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Portrait fictif : Isabella Bird

Portrait fictif est une série d’articles présentant une fois par mois un personnage féminin de la littérature qui m’a marquée. Je vous y présenterai le personnage dans la saga, quel est mon rapport à ce personnage et enfin pourquoi je pense qu’elle est intéressante à présenter dans cette série d’articles. Pourquoi me concentrer uniquement sur les personnages féminins ? Il existe des personnages masculins tout aussi géniaux, mais souvent quand on cite des personnages, cela va être souvent les personnages masculins qui vont venir à l’esprit. Je veux faire en sorte que l’on pense aussi aux personnages féminins. Enfin, c’est un moyen pour moi de vous faire découvrir autrement mes lectures.

Dans le portrait fictif de ce mois-ci, le personnage n’aurait peut-être pas vraiment sa place dans cette série d’articles. En effet, Isabelle Bird, héroïne éponyme de la série Isabelle Bird, est femme exploratrice du dix-neuvième siècle, qui a réellement existé ! À travers le format du manga, Taiga Sassa raconte le voyage au Japon de cette exploratrice anglaise. Il base son récit sur les lettres qu’Isabelle écrivait à sa sœur.

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À l’époque où Isabelle voyage au Japon, le pays est en pleine mutation. La ville d’Edo se nomme désormais Tokyo et le Japon commence à s’ouvrir aux étrangers. Enfin en partie, la majorité des étrangers (j’entends par là Européens colonialistes…) se rendent avant tout au Japon soit pour le commerce, soit comme missionnaire religieux. Ils ne sont pas vraiment là pour découvrir le pays. Au contraire, ils sont plutôt le genre à considérer les autochtones comme des sauvages qu’il faut civiliser. Les accès du pays sont donc limités pour les étrangers. Isabelle va avoir un passeport unique qui lui permet de voyager à travers tout le pays, parce qu’elle ne veut ni commercer, ni évangéliser. Elle cherche jusqu’à découvrir à pays et le faire découvrir à son lectorat dans une démarche bienveillante et non jugeante. Elle agit comme une anthropologue. Une phrase résume parfaitement sa démarche. « Aujourd’hui dans ce pays, une civilisation est sur le point de s’éteindre, des manières de pensées, de vivre au quotidien, des cultures sont en passe de disparaître en même temps que s’efface le nom d’Edo. Nul n’est capable d’arrêter la marche du temps, mais il est possible de consigner des souvenirs ! » À travers ses voyages, Isabelle n’est pas juste là pour faire du tourisme, elle va à la rencontre des autochtones, cherchant à les comprendre.

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A ma terre

9782414186129Date de publication : 18 janvier 2018
Autrice : Manon Larraufie
Genre : Historique, aventure
Edition : Edilivre
Formats : Broché, ebook
Nombre de pages : 170

La chronique que je vais faire aujourd’hui est un peu particulière, car j’ai été contactée par Manon Larraufie qui m’a proposé de m’envoyer son livre en échange d’une chronique. C’est la première fois que l’on me contacte directement, donc j’en suis très fière et je la remercie très chaleureusement pour sa confiance ! Si tu me suis sur instagram (j’y mets mes lectures du moment depuis peu !), tu as dû constaté que j’avais lu ce roman dans un état d’esprit particulier. En effet, la préface m’a mise mal à l’aise avec l’autrice qui me mettait aux défis de l’interdire d’écrire si je ne comprenais pas son œuvre. C’est un bon roman, mais j’aurais pu passer un moment plus plaisant sans cette préface. Parce que là cela m’a juste donné envie de faire une analyse littéraire du roman et non juste de le lire. Second gros point faible : le résumé. Ce n’est pas la première fois que je le dis, mais le résumé soit doit réellement résumer le DÉBUT du livre. Un résumé qui ne dit rien ou un résumé qui me raconte la moitié, voir l’ensemble, du roman, cela m’énerve. Si je dis ça en introduction, c’est parce qu’il ne faut pas que tu t’arrêtes à ça si tu as envie de lire le roman. Si je ne m’étais pas engagée à faire cette chronique, ces deux points m’auraient fait refermer le livre et j’aurais manqué une lecture sympa.

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Quand l’Histoire devient histoire

les-piliers-de-la-terre-06-eddie-redmayne-7095798uhpxqQuand l’Histoire devient histoire. Je suis très fière de ce titre. Je crois que j’aurais pu écrire un article sur les romans historiques rien que pour ce titre. Pour parler un peu plus sérieusement, le roman historique est sans aucun doute l’un de mes genres de romans préférés. J’ai une préférence pour les romans se déroulant entre le Moyen-âge et le dix-neuvième siècle. L’Histoire, celle à laquelle on met un h majuscule, est parfois romancée. Et quand j’écris « parfois » c’est un euphémisme dans la plupart des romans que je lis. Personnellement, cela ne me dérange pas, mais je pense qu’il est important de prendre du recul quand on lit un roman historique et surtout ne pas prendre comme réalité historique l’univers du roman. Souvent, à la fin du roman la préface explique de quels faits réels s’est inspiré l’autrice ou l’auteur. Du coup, on pourrait penser que le roman est réaliste sur tout. Sauf que c’est fort loin d’être le cas, fort, fort, très fortement lointain.

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Rose sous les bombes

5140rjOaJJL._SX195_Date de publication : 20 mai 2015
Autrice : Elisabeth Wein
Genre : Historique, jeunesse
Edition : Castelmore
Formats : Broché, ebook
Nombre de pages : 438

Je ne pensais pas que Rose sous les bombes deviendrait l’un de ses romans qui font que je dois mettre ma vie en suspens tant que je ne l’ai pas terminé. Au salon de Montreuil, il m’avait rapidement séduite, même si je dois reconnaître ne m’être absolument pas attendue à ça. Au début, j’ai même été déçue par le style et puis le charme à opérer sur moi.

Rose Justice est une jeune pilote américaine. À dix-huit ans à peine, elle est pilote de l’Air Transport Auxiliary (ATA). L’ATA est une organisation britannique créer en novembre 1945 qui permettait le transfert des avions neufs, endommagés ou encore en réparation entre les usines, les aérodromes militaires ou encore les dépôts de maintenance. Les pilotes de l’ATA sont ceux qui n’ont pas été envoyés à la guerre en raison de leur âge, de leur santé ou bien de leur genre. En effet, à l’époque les femmes pilotes n’étaient pas forcément bien vues. Il y a pourtant eu 166 femmes pilotes dans l’ATA, ce qui faisait un pilote sur huit ! Rose qui vient tout juste de terminer ses études quitte donc son pays pour devenir pilote. Elle a la tête pleine de rêves, une certaine naïveté sur l’horreur de la guerre et veut avoir son rôle à jouer. Cependant, une de ses missions tourne mal et elle est capturée par des soldats allemands qui l’envoient dans un camp de concentration. Elle va s’en sortir et elle va raconter ce qu’elle a vécu dans son journal intime.

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